Programme de l’Avent 2022

Programme de l’Avent 2022

Vivre l’Avent, c’est croire en l’avenir de l’homme : il est dans la joie d’un monde fraternel qui trouve sa source en Dieu.

Ce programme paroissial en est l’illustration ; il nous mènera à l’émerveillement devant la Crèche en voyant l’enfant Jésus.

  • Mercredi 7 décembre : Veillée de louange et d’adoration pour la vie à 20h30 à l’église Notre Dame de Lourdes.
  • Jeudi 8 décembre : Chapelet à 18h30 à la Grotte de Notre Dame de Lourdes au Pont-du-Cens à l’occasion de l’immaculée conception « fête des lumières ».
  • Vendredi 9 décembre : Soirée de préparation des JMJ de Lisbonne à 20h aux salles de l’église Saint François d’Assise.
  • Samedi 10 décembre : Journée diocésaine du Prado à 15h à l’église Saint Dominique. Cliquez ici pour plus d’infos
  • Dimanche 11 décembre : Consécration du nouvel autel par notre évêque, Mgr Laurent Percerou à 10h à l’église Saint François d’Assise. (pas de messe à l’église Notre-Dame de Lourdes)
  • Dimanche 11 décembre : Crèche vivante à 16h sur le parvis de l’église Notre-Dame de Lourdes. Cliquez ici pour voir l’affiche
  • Mercredi 14 décembre : Célébration pénitentielle à 20h à l’église Saint Dominique.
  • Jeudi 15 décembre : Célébration pénitentielle à 15h à l’église Notre-Dame de Lourdes.
  • Jeudi 15 décembre : Soirée échange sur la fin de vie avec le philosophe Jacques Ricot à 20h30 à l’église Saint Dominique. Cliquez ici pour plus d’infos
  • Samedi 17 décembre : Fête de Noël de la Mission Ouvrière de Nantes-Nord de 15h à 20h à l’église Saint Dominique. Cliquez ici pour voir l’affiche
  • Dimanche 18 décembre : Messe en Anglais à 10h30 à l’église Saint Dominique.
  • Dimanche 18 décembre : Plantation d’arbres fruitiers sur le site de la Grotte du Pont-du-Cens après la messe de 11h à l’église Notre-Dame de Lourdes.
  • Samedi 24 décembre : Messes de la Veillée de Noël – 18h à l’église Saint Dominique et 20h30 à l’église Notre-Dame de Lourdes.
  • Dimanche 25 décembre : Messe du Jour de Noël à 11h à l’église Saint François d’Assise.

Bon temps de l’Avent,

Père Benoît LUQUIAU.

    La honte, le dégoût … et la Lumière

    La honte, le dégoût … et la Lumière

    Des révélations concernant des prêtres criminels en Europe, en Amérique du Nord sont apparues depuis les années 90. Mais depuis la décennie 2010, elles se sont amplifiées et étendues à toute l’Eglise. Au début de son pontificat, le pape François souhaitait une grande conversion des catholiques, en lançant l’année de la Miséricorde en 2015. Il fallait nettoyer l’Eglise avant d’aller plus loin.

    Mais nous ne savions pas à quel point le nettoyage serait pénible ! L’an dernier les révélations du rapport de la CIASE ont été douloureuses, et maintenant nous apprenons que même des évêques sont concernés.

    Il me semble tellement évident que l’emprise spirituelle ou des actes criminels sur des mineurs, tout cela est contradictoire avec une responsabilité de pasteur. Comment des hommes comme Michel Santier ou Jean-Pierre Ricard ont-ils accepté d’être évêques après avoir fait ça ?

    Comme prêtre, j’ai reçu cette belle mission d’être serviteur de Jésus Christ au milieu de vous et de lui ressembler comme pasteur. Autour de moi des laïcs, des prêtres et des diacres assurent un service avec bienveillance et disponibilité. Bien sûr, nous le faisons avec nos limites et nos maladresses mais nous nous sentons tout petits pour réaliser ces missions et nous n’y arrivons qu’en remettant nos journées dans les mains de Dieu.

    Nous traversons une période sombre mais la Lumière brille toujours. Ce soir, lors de l’Adoration à Notre Dame de Lourdes et le week-end prochain, nous prierons pour les victimes, les coupables et tous ceux qui s’efforcent de vivre l’Évangile de façon authentique.

    Père Benoît LUQUIAU.

     On a goûté à tout !!

     On a goûté à tout !!

    Aux plats (pimentés !) de tous pays, aux crêpes de Benoît et aux desserts apportés par les familles d’accueil. Le tout arrosé de quelques bonnes bouteilles ! 

    Une belle journée d’amitié aux dimensions du monde, dans la joie, les chants et les danses. Un beau projet en devenir : un groupe paroissial pour les JMJ de Lisbonne (du 26 juillet au 6 août 2023). Nous en reparlerons car il nous faudra sans doute trouver le moyen de les aider à financer le voyage et le séjour. 

    Alain Gueydier

     

    Jour des Défunts 2022

    Jour des Défunts 2022

    La mort d’un proche nous déstabilise, nous force à nous poser des questions bien compliquées : que faire face aux maladies incurables ? quelle place donner aux personnes âgées ? pourquoi la mort ? qu’y a-t-il après ? et pendant ce temps-là, que fait Dieu ? ces questions sont complexes, mais surtout douloureuses car elles nous font penser à ceux qui sont partis trop tôt et que nous aimons toujours. Je crois qu’il faut aborder ces questionnements de la fin de vie, et affirmer 3 convictions :

    La grâce est partout, même là où on l’attend le moins. Des paroissiens sont allés au Maroc, pas pour aller à la plage, mais plutôt en pèlerinage. Là-bas ils ont rencontré Philippe Pozzo di Borgo, vous savez le fameux handicapé du film « intouchables ». Ils ont été frappés par celui qui ne cesse de dire qu’en devenant immobile sur un fauteuil roulant, il a découvert un monde qu’il ne connaissait pas, où chaque geste de tendresse, chaque attention à un si grand pouvoir. Cette expérience je le crois, certains d’entre nous l’ont faite aussi. Les enfants d’un défunt m’ont dit : en accompagnant notre père touché par le cancer, nous avons eu des moments intenses de communion avec lui, que nous n’avions jamais vécus avant. Ces deux témoignages nous redisent que lorsque la fragilité, la mort débarquent dans notre vie, la grâce n’est jamais loin. Il y a des larmes, mais bien souvent des rires, des moments de silence où nous tenons la main de celui que nous aimons, et nous en ressentons l’intensité.

    Nous sommes plus forts quand nous sommes ensemble. Trop souvent avec ceux qui conduisent les funérailles, nous rencontrons des familles marquées par les divisions, les blessures et le manque de communion. Je veux attirer votre attention sur le mur de l’église Saint-François d’Assise. Quand l’église a été construite, il a été proposé aux familles du quartier d’acheter une pierre de taille. Aujourd’hui, quand nous regardons ce mur, ce que nous voyons ce sont toutes les familles du quartier, les enfants de Dieu rassemblés autour de la croix. Cette communauté n’est pas parfaite, mais nous essayons de soutenir nos frères et sœurs qui combattent la maladie, ou vivent un décès.

    Dieu n’est pas loin. Oui, nous pouvons lui faire des reproches, comme Marthe qui dit Si tu avais été là notre frère ne serait pas mort. Si on trouve ces reproches dans la Bible on peut bien se le permettre nous aussi : mais Dieu que fait-il ? pourquoi il n’exauce pas nos prières ? La réponse est là : La croix nous redit que le Fils de Dieu est aussi une victime de la souffrance, de la brutalité, et c’est dans sa résurrection qu’il en sort vainqueur. Dans l’accompagnement des mourants, il nous arrive de percevoir cette puissance de vie à l’oeuvre de façon cachée mais réelle.

    Père Benoît LUQUIAU.

    Toussaint 2022

    Toussaint 2022

    En ce jour de la Toussaint, nous sommes invités à vivre ce temps fort de l’Eglise comme une fête de l’Espérance ! Quel défi pour notre humanité…

    Une humanité dont l’Espérance parait pourtant bien mise à mal en ce moment … Des guerres lointaines ou proches, un climat qui se détracte par égoïsme et cupidité…  Des crises à répétition, engendrant famine et misère, dévastant parfois certains pays de notre monde… Ces crises peuvent nous paraître s’amplifier rendant nos sociétés fragiles.

    C’est dans ce contexte que cet évangile nous appelle sur un chemin stupéfiant ! Un appel à oser vivre ces béatitudes, source de bonheur ! Malgré toute cette sombre réalité, un appel à tracer notre chemin chrétien dans l’Espérance, la confiance dans l’avenir, la compassion pour les plus fragiles, le respect de la nature avec la sobriété dont on nous parle tant depuis quelques mois… Avec La Toussaint, l’Eglise vient nous dire que c’est cela notre chemin de sainteté !

    Est-ce à la façon de Mère Térésa, de l’abbé Pierre ou du Bienheureux Célestin ? Ou plutôt à la manière de nous-même ? Sur notre chemin, dans les pas du Christ en conversion perpétuelle, ouvrons notre cœur et nos chemins vers la vie. Plutôt que d’accepter la fatalité et la désespérance.

    Les cris du monde, la colère s’écrivent dans toutes les pages de la Bible ! Face à ces cris, oui nos mots et nos actes semblent bien dérisoires. Oui ils sont maladroits et si fragiles. C’est pourtant ainsi que Jésus a lui aussi dénoncé et affronté ce qui rendait esclaves ses contemporains pour vivre en homme libre, toujours au côté de ces femmes et ces hommes abimés par la vie, par une santé précaire ou un manque d’argent, mais aussi à cause d’injustices ou de règles aliénantes de leur société ou de leur religion. Le Christ acceptait de regarder ces réalités en face, avec compassion, sans jugement. Il n’a jamais baissé les bras mais les a ouverts jusqu’à la mort pour accueillir sans cesse.

    Notre sainteté, passe par ce geste de nos bras ouverts à ce monde et sa réalité, par tous nos gestes de compassion. Même si nos peines et nos épreuves  nous fait parfois crier dans nos nuits ! « Où es-tu Seigneur ? » comme l’a crié Marthe, la sœur de Lazare qui venait de mourir. Oui les cris de ce monde, nous les portons aussi, comme tous ces croyants qui nous ont précédés sur le chemin des Béatitudes.

    Il mène à la sainteté du quotidien, une sainteté ordinaire. Les saints du quotidien croient au-delà des réalités douloureuses. En liant intimement ces deux regards complémentaires grâce à la foi.

    Notre Evêque publie sa lettre pastorale aujourd’hui. Il nous en a donné les grandes lignes lors de notre journée de rentrée des diacres. Comme des béatitudes nouvelles pour notre Eglise à mettre en œuvre et à vivre en Loire-Atlantique pour notre temps !

    Alors, avec courage et lucidité, prenons ce beau chemin des béatitudes pour vivre pleinement en saints et saintes dans l’ordinaire de nos vies !

    Robert GRENIER – Diacre